Article de presse

 

Article de l'EST du 19 juillet 2017 :

est-19-juillet-2017_950

 

Article de l'Est Républicain du 9 aout 2017 :

no_logo_2017

 

 

 

 

 

 

Presse régionale de L'est républicain : article du 12 mai 2015

est_republicain-12-05-2016

Photo Arnaud CASTAGNÉ (Est républicain)

850m² de vente suplémentaire à Emmaus Besançon depuis mai 2016

 


En trois jours les Compagnons, les bénévoles, les amis d’Emmaüs ont restructuré les 1 100 m² existants de la boutique et les 850 m² supplémentaires. Un travail de titan. Allées larges, « elles seront bientôt nommées, Abbé Pierre, Lucie Coutaz, Georges (le premier compagnon d’Emmaüs) ou Henri le Boursicot… Parce qu’il s’agit de mieux faire connaître notre histoire et notre raison d’être, lutter contre la précarité et l’exclusion », explique Jean-Pierre Guérin, responsable et fondateur de la communauté bisontine.

La boutique ressemble à un village qui aurait un quartier, puériculture, vaisselle, électroménager. Le fonctionnement demeure, il oblige à faire un tour complet ou presque puisque le rayon bricolage est désormais un peu à part, dans l’extension. Tous les espaces ont été agrandis, les produits sont rangés, les vêtements suspendus sur cintres et sur portants, les marques bénéficient d’un corner part.

Compagnons et bénévoles ont multiplié les rayonnages, les présentoirs. Ici, chacun donne beaucoup, Annie s’est chargée de la partie brocante, les assiettes en Lunéville rutilent sur les armoires. Fanfan coud des costumes à toutes les poupées Barbies© du rayon jouets. Des Compagnons gèrent les flux de "marchandises" à l'aide d'un logiciel adapté. Avec les bénévoles ils trient, nettoient, répertorient et mettent en rayon 800 tonnes de matériel.

À chacun d’être acteur de sa vie, d’aider celui qui à côté de soi est plus démuni encore. Peut-être Youssef peindra-t-il une fresque sur les murs pour raconter ces mains tendues, cette solidarité, montrer ici l’esprit de l’Abbé Pierre.

Désormais, le client peut même en discuter autour d’un café, le coin café doit ouvrir, il suffit de brancher l’eau. Le zinc est superbe, les tables bistrots étaient à l’origine des supports de machine à coudre… « Ici, et dans d’autres endroits du site, nous souhaitons passer des films, sur les activités de la communauté, son histoire, et sur Besançon et son passé. Travailler de façon plus fonctionnelle nous permet de vendre mieux et de dégager du temps pour nos actions solidaires », précise Luc Chambrey, co-reponsable. « Le but cette fois et c’est d’aménager des chambres pour les Compagnons. L’an dernier nous avons ouvert à la hâte un dortoir, puis fermé des chambres avec de simples cloisons. Nous devons installer des fenêtres, des sanitaires et des douches ». Les 795 000 € de travaux ont été financés en fonds propres à hauteur de 650 000 €, fondations privées et autres groupes Emmaüs ont apporté la différence. Ainsi vont les maillons d’Emmaüs, qui permettent toujours plus de solidarité parce que les besoins augmentent toujours.


Catherine CHAILLET (Est républicain du 12 05 2016)